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dimanche 28 avril 2013

Art of fucking


Standing fucking


Bend my body forward




Bottom-up



Face to face


 

 



Doggy position



I'm sitting on it


 

 


 

 





Extraits d'une nouvelle érotique
Annonce

Ses mains broyaient mes fesses et un doigt tournicotant autour de mon fondement. Je me suis cambré, écartant les genoux. Il a craché sur ses doigts pour enduire sa queue et mon cul et j’ai tourné la tête pour l’embrasser à nouveau au moment où son gland tentait de me forcer. Mais il était trop gros. Mes chairs s’écrasaient sans s’ouvrir, malgré mon désir. Je tendais mon cul comme une offrande, sans résultat ! Puis crac ! il m’a percé d’un coup comme une flèche tandis que sa bouche bâillonnait le cri qui m’aurait échappé.

Je m’ouvrais autant que possible, bousculé entre sa pogne sur ma bite et ses coups de reins. Sur la place, je voyais les bancs épars où quelques formes emmêlées étaient autant de couples. L’alizé nous caressait gentiment l’entrejambe.

Si tout semblait calme autour de nous, dans mon dos, c’était la tempête. Les assauts de mon amant battaient mes fesses comme une houle furieuse contre la digue d’un port. Il était déchaîné, grognant, suant, aussi vif de la main que du vit. Moi, je me laissais bringuebaler, bois flotté sur la vague, retenant tant bien que mal les cris de jouissance qui montaient à ma gorge.

Conscients du bruit que nous faisions, nous nous sommes bâillonnés de nos bouches au moment où le plaisir nous fouettait ensemble, son sperme giclant dans mes entrailles tandis que j’ensemençais la pierre.

Les joies de la ressemblance, Jean-Louis Rech, Éditions H& O (2002).

vendredi 24 juin 2011

Nectar



Lait suprême, divin phosphore
Sentant bon la fleur d’amandier,
Où vient l’âpre soif mendier,
La soif de toi qui me dévore

Hombres, Paul Verlaine, 1891

mercredi 29 décembre 2010

White lava / Coulée opalescente






L'éloge de la jouissance et de l'orgasme en anglais par un auteur britannique au pseudonyme facile ou moqueur de "Dan Brown".

I found in Internet a funny poem by a young British poet called Dan Brown as pseudonym

On Having An Amazing Orgasm


Moaning.
Groaning.

Mmming.

Aaaahing.

Filling

the air.

Sliding.

Riding.

Bucking.

As the pair,

slowly fucking,

show their love.

Eyes blinking.

Minds linking

a million erotic thoughts

as they rapidly flow.

God’s name.

Taken in vain.

As he screams

he’s about to blow.

It erupts on demand.

All over his hand.

And as he sits gazing.

He exclaims,

“That was bloody amazing! ”


Dan Brown (20.02.1988 / Newcastle-Upon-Tyne, UK)







Pour les francophones, un autre poème de circonstance.

Elle est dodue ta quéquette,
Et veloutée, du pubis
Au prépuce fermant le pis,
Au trois quarts, d’une rose crête.

Elle se renfle un brin au bout
Et dessine sous la peau douce
Le gland gros comme un demi-pouce
Montrant ses lèvres juste au bout.

Après que je l’aurai baisée
En tout amour reconnaissant,
Laisse ma main le caressant,
La saisir d’une prise osée,

Puis soudain, la décalotter,
En sorte que, violet tendre,
Le Gland joyeux, sans plus attendre,
Splendidement vienne éclater ;

Hombres, Paul Verlaine, 1891

mercredi 22 décembre 2010

The Mirror







Le miroir du vestibule

Un vieux miroir acquis il y a plus de quatre-vingts ans ornait le vestibule de cette riche maison.
Un jeune apprenti tailleur (athlète amateur le dimanche) entra avec un paquet. Il le remit à une personne qui l'emporta avec le reçu. L'apprenti resta seul et attendit. Il s'approcha du miroir, s'y arrangea en regardant sa cravate. Cinq minutes plus tard on lui rendit le reçu. Il le prit et s'en alla.
Mais le vieux miroir qui avait reflété tant d'objets et de visages exulta d'avoir réfléchi un instant la beauté parfaite.

Poèmes, Constantin Cavafy (1863-1933)
Traduction : Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras











The Mirror In The Front Hall


The luxurious house had a huge mirror

in the front hall, a very old mirror,

bought at least eighty years ago.


A good-looking boy, a tailor's assistant

(on Sundays an amateur athlete),

stood there with a package. He gave it to one of the household

who took it in to get the receipt.

The tailor's assistant,

left alone as he waited,

went up to the mirror, looked at himself,

and adjusted his tie. Five minutes later

they brought him the receipt. He took it and went away.


But the old mirror that had seen so much

in its long life-

thousands of objects, faces-

the old mirror was full of joy now,

proud to have embraced

total beauty for a few moments.


Constantine P. Cavafy (1863-1933)